En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

2ème centenaire de Félix Mendelssohn

Publié le Mercredi 26 août 2009

2ème centenaire de Félix Mendelssohn

  

 

 

L'année 2009 est marquée par   la célébration du 2ème centenaire de Félix Mendelssohn, un des compositeurs les plus représentatifs du romantisme européen qui connut une existence de succès, de facilité, mais aussi un rythme de travail infernal qui aura raison de sa vie.

Qui ne connaît sa « Marche Nuptiale » qui a présidé à tellement de célébrations de mariages?

Elle est extraite du « Songe d'une nuit d'été» d'après Shakespeare, dont l'ouverture, l'un des plus merveilleux témoignages du romantisme musical fut écrite quand il avait 17 ans.

Né le 3 février 1809 à Hambourg, il mourut le 4 novembre 1847 à Leipzig. Une vie relativement courte, 38 ans, mais une production prolifique dans laquelle la qualité ne le cède i en rien à la quantité. Son œuvre est riche et très variée : 12 symphonies pour orchestre à cordes composées entre 12 et 15 ans dans une écriture brillante et étonnement affirmée, 5 grandes symphonies, 5 ouvertures, 8 concertos, de la musique de chambre (trios, quatuors, quintettes, 1 octuor) ; des oeuvres pour piano dont « les Romances sans paroles » fort connues mais aussi les « Variations sérieuses» d'une grande beauté et une importante œuvre pour orgue, des lieder, des psaumes pour soli, chœur et orchestre, etc ...

 

Prodigieusement précoce, il commence sa carrière de pianiste à 9 ans et celle de compositeur à 10 ans. Il sera aussi un chef d'orchestre renommé parcourant l'Europe.

 

Petit fils de Moïse Mendelssohn, penseur juif qui participe à Berlin à l'essor philosophique de  l'époque dans l'esprit des Lumières, symbole moderne du judaïsme européen au 18ème siècle,

fils d'Abraham Mendelssohn, un banquer très prospère, et de Leah Salomon, Jakob Ludwig Félix naît le 2ème enfant, après une sœur de 4 ans son aînée, Fanny, qui se révèlera aussi. surdouée que lui, mais, époque oblige, sera sacrifiée à Felix. La maison devient un des plus brillants centres intellectuels de Berlin.

 

Conscient que le judaïsme pouvait être un obstacle dans une Allemagne antisémitique, à la brillante carrière qui s'annonçait pour son fils; Abraham convertit sa famille au protestantisme. Quel fut l'effet de cette décision sur Félix, on l'ignore. Sa profonde connaissance de la Bible l'amènera à composer 2 oratorios « Paul» (1836) et « Elie » en 1846, il en dirigea la 1 ère en Angleterre, marquant profondément la musique de ce pays.

Il voulut consacrer une symphonie, « la Réformation », à la commémoration de la confession d'Augsbourg (1530), confession de foi de l'Eglise Luthérienne présentée à Charles-Quint et glorifier ainsi le grand passé musical et religieux de l'Allemagne, empruntant par le contrepoint et la fugue au langage de J.S. Bach. Cette symphonie de sera publiée qu'en 1868.

La principale originalité de Mendelssohn est d'avoir tenté d'allier tradition et modernité, faisant la synthèse du romantisme allemand et des acquis classiques en d'autres termes, d'avoir voulu satisfaire aux exigences d'invention originale de son temps, tout en rendant justice aux grands modèles historiques. C'est ainsi qu'il fit redécouvrir en 1829, en la dirigeant « La Passion selon St Matthieu» de J.S.Bach qui n'avait plus été jouée depuis la mort du compositeur.

 

Mais aussi artiste engagé dans son temps, il écrivit une de ses partitions les plus ambitieuses, pour le 4ème centenaire de l'invention de l'imprimerie en 1840, à Leipzig, centre de l'édition allemande, sur le modèle de la 9ème de Beethoven. La symphonie « Chant de Louange », véritable célébration de l'art en général et de l'esprit humain avec le désir de s'élever sur le plan théologique, en mettant en œuvre l'esprit humain pour la louange de Dieu et l'action de Dieu dans les inventions de l'homme. Une œuvre riche en couleurs orchestrales mais aussi en profond recueillement.

 

 

Il voyagea beaucoup, à Londres où il était adulé. Il y fit une dizaine de séjours. En Ecosse dont les brumes lui inspirèrent une symphonie, « l'Ecossaise » dédiée à la reine Victoria et la superbe ouverture très descriptive des« Hébrides ». En Italie, pays dont il apprécia beaucoup l'esprit et qui lui inspira une symphonie extrêmement brillante «l'Italienne », exprimant son enthousiasme pour le soleil et la lumière de ce pays, l'orchestration y est éblouissante; à Paris, à Vienne. Il dirige l'orchestre de Leipzig dont il fait le meilleur d'Europe, organise le nouveau conservatoire de cette ville où il enseigne un temps piano et composition, se marie avec la fille d'un pasteur, ( ils eurent 5 enfants). Une activité débordante jusqu'en 1845 où il commence à accuser une certaine 'fatigue. La mort de Fanny, sa sœur, en 1847, dans ce contexte lui fut fatale. Très surmené, accusant un chagrin insurmontable, dépressif, il fut victime d'une hémorragie cérébrale dont il mourut quelques mois après elle.

Si sa gloire ne s'est jamais démentie, il connut pourtant des détracteurs, à toutes les époques. On lui reprocha d'être trop prisonnier de la tradition, trop académique, trop musicalement correct; il s'éleva en outre des voix qui se montrèrent critiques envers sa musique spirituelle qu'elles ne trouvaient pas nourrie d'une piété venant du cœur, mais imitée de modèles d'église.

 

Toutefois, il reste un compositeur raffiné, élégant, à l'image de son physique séduisant, favorisé par le sort. Peut-être lui a-t-il manqué de se confronter à des obstacles. Son style est très travaillé sur le plan formel, sa science subtile de l'instrumentation préserve ses œuvres symphoniques et sa musique de chambre des dangers de cette facilité naturelle à laquelle succombe parfois sa musique de piano. Considéré de son vivant comme le plus grand compositeur européen, ayant exercé une influence considérable sur la musique en Europe, ses contemporains et successeurs lui doivent beaucoup.

 

  Sans doute l'un des plus grands génies musicaux.

 

Posez-nous votre question

Articles récents

Opposons à la haine l’exigence de concorde
Opposons à la haine l’exigence de concorde
Publié le Mercredi 18 octobre 2023
Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, 18 – 25 janvier 2023
Bonne Année
Bonne Année
Publié le Dimanche 1er janvier 2023
L'Ukraine
L'Ukraine
Publié le Mardi 8 mars 2022
Tous les articles
cours en ligne

Pour aller plus loin, participez à nos cours en ligne

Voir les cours

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux

© Cetad 2026 - Tous droits réservés