En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France
Publié le Lundi 7 décembre 2009
Prêtre diocésain en Lozère, diocèse de Mende., membre de la communauté charismatique de la famille Myriam Beth’lehem au Canada
J’ai été ordonné prêtre en 1955 (j’avais toujours voulu être prêtre). Ma famille était pauvre, mais toujours confiante en Dieu pour l’avenir. La providence a toujours accompagné ma vie, dans ma famille on savait que Dieu était là ; et cela aura toujours marqué ma vocation
Mon frère est aussi prêtre grâce à un oncle prêtre qui nous a menés vers le Petit Séminaire où régnait un régime monastique : prières, messe, directeur spirituel.
31 années de ma vie ont été consacrées ans à l’enseignement des Maths et de la Physique, dans collège catholique de Lozère. Les lycées étaient tous tenus par des prêtres diocésains, donc il existait une communauté vivante, mais aucune rémunération n’était versée.
A Mende les Frères de Ecoles Chrétiennes ont repris l’ensemble des collèges de garçons et de filles.
Puis pendant 21 ans j’ai été curé de deux paroisses et depuis 2 ans je suis retiré des charges pastorales.
Par souci spirituel, et par peur de la solitude, j’ai intégré l’Institut des Prêtres du Prado en 1961. Une retraite annuelle au Prado et une réunion une fois par semaine ont soutenu ma vie spirituelle.
Puis en 1975 j’ai découvert le Renouveau Charismatique à Paray le Monial, tous courants confondus, mais comme groupe de prière, convaincu de la présence du Seigneur
Et j’ai a monté un groupe de prière à Saint-Chély d'Apcher et à Mende.
J’ai bénéficié en 1982 d’une année sabbatique, je suis allé à Châteauneuf de Galaure , et ai passé 6 mois dans la Communauté du Lion de Judas. Parti au Québec j’ai rejoint la communauté charismatique de la famille Myriam Beth’lehem. En 1993, j’ai fait des vœux d’appartenance à cette communauté, cela n’affectant pas ma vie paroissiale.
Ma première affectation comprenait de 5 paroisses avec 800 habitants au total mais distantes les unes des autres, jusqu’à 75 km !
Donc les difficultés étaient grandes, mais j’ai toujours gardé confiance dans le Seigneur et me suis abandonné.
Dans tous mes ministères j’ai toujours été heureux malgré la grande solitude : dans ma première paroisse, il y avait des religieuses, mais dans la seconde, grande solitude, pas de prêtre proche, et de plus le presbytère était éloigné du village et les gens n’y venaient pas ! C’est moi qui ramassais les personnes pour venir participer à la messe.
Pour pallier la solitude, j’ai encore monté un groupe de prière et ai été assidu à une semaine à Paray le Monial. Mais durant les 14 ans de la seconde paroisse, il a été impossible de créer des groupes de prière, et personne ne venait aux adorations du St sacrement organisées.
Les seuls liens étaient téléphoniques !
Une fois libéré de mes obligations paroissiales, j’ai désiré de retrouver une vie charismatique, ce qui a entraîné beaucoup de voyages, des formations diverses, comme celle de l’imposition des mains.
Mon sacerdoce se vit maintenant très fortement par les confessions que je fais dans les différentes communautés où je vais.
Mais tout se fait toujours au jour le jour.
En conclusion, je veux manifester ma joie d’être prêtre, le Seigneur a toujours été mon amour, il ne m’a jamais lâché, grâce à l’Esprit Saint.