En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Nouvelle évangélisation 3 - Evangéliser les chrétiens

Publié le Mardi 13 mars 2012

Nouvelle évangélisation 3 - Evangéliser les chrétiens

     


La nouvelle évangélisation lancée, après Jean Paul II, par Benoit XVI, s'adresse à nous tous, croyants engagés, ou non.
Quelles sont les caractéristiques de ses destinataires ?

 

          Il est banal d'affirmer que notre monde est en pleine évolution !
L'Europe est en passe de devenir une société pluriculturelle ; avec l’abandon massif de la pratique religieuse dans plusieurs pays, l'Église catholique est souvent devenue minoritaire. La génération d'Internet témoigne peut-être d’une nouvelle anthropologie en train de naître.
La nouvelle évangélisation lancée par Benoit XVI vise tout particulièrement les pays que l'on appelle « de vieille chrétienté », Europe, Amérique entre autres. Si la foi, comme croyance à Jésus Sauveur, demeure encore assez présente, elle est souvent vécue comme une simple référence, mais n'est plus guère une foi vivante qui engage la vie ; elle se réduit  à une pratique formaliste du baptême, de la profession de foi, du mariage et des obsèques. Même la pratique saisonnière (Noël, Pâques ou Toussaint et Rameaux) a beaucoup baissé ! Et les inscriptions au catéchisme baissent aussi. Certes les baptêmes d'adultes augmentent, mais les baptêmes d'enfants sont moins nombreux. Tout cela témoigne d'un important éloignement de la foi pour une majorité d'hommes et de femmes aujourd'hui, tant à la ville qu'à la campagne.


          Les chrétiens vivent souvent comme si Dieu n'existait pas.
L'homme veut apparaître pleinement homme, et la réalité même de Dieu est oubliée. Ainsi la nouvelle évangélisation devra avant tout parler de Dieu, de la relation de l'homme avec Dieu : embrasser dans un même regard l'homme et Dieu devient urgent pour le croyant.
Le christianisme n'est pas un humanisme, une idée de l'homme, c'est une relation à Dieu, fondée sur la personne du Christ.
Beaucoup voient dans l'Évangile un simple rempart pour la morale, quand ils n'en récusent pas les rigueurs trop exigeantes dans notre monde hédoniste. Le matérialisme et la société de consommation ont fait dériver le bonheur vers la possession immédiate et beaucoup s’en contentent, et ne voient guère de quoi ils ont à être sauvés. Il est vrai qu'un nombre important de nos contemporains recherchent les voies d'une spiritualité qui donne une âme à leur existence. Mais beaucoup la cherchent dans les spiritualités asiatiques ou dans les syncrétismes du New Age, plutôt que dans la foi chrétienne ; ce n'est plus vers l'Église que spontanément on regarde. 

         Ceci interroge gravement les chrétiens conscients de la richesse de leur tradition et de la force de la proposition du christianisme.
Pourquoi nos contemporains s’en détournent-ils pour chercher ailleurs des sources spirituelles qui ne sont pas sans valeur, mais paraissent parfois des échos lointains et insuffisants de telle ou telle proposition chrétienne ? Alors se fait ressentir la nécessité d’une remise en question et d’une reprise en main de notre foi et de notre tradition.
Car l'évangélisation dépend toujours du témoignage personnel de celui qui est envoyé pour évangéliser (Rm 10,14-15).
L'Évangile n'est-il pas d'abord la rencontre d'une personne ?
 

         Dès lors, c’est l'Église elle-même qui semble devoir se laisser ré-évangélisée.
Ne faut-il pas  remettre en route  la promotion d'une Église de la communion dans l'esprit de Vatican II, à distance d'une Église de la « centralisation » et de la « hiérarchisation » ? Beaucoup estiment  qu'il faut sortir d'un enlisement institutionnel  dans les structures rigides du passé (centralisme mono culturel) pour permettre une solide expérience de la foi dans la pluralité des cultures.
Les chrétiens reconnaissent leur pauvreté dans le domaine des connaissances de notre religion, pauvreté qui apparaît d'autant plus devant les multiples évolutions culturelles de la société : nécessité d'une formation théologique en vue de l'approfondissement de la foi et de l'annonce de l'évangile dans le monde contemporain. Il y a aussi urgence à mettre en valeur au sein même de l'Église la diversité des charismes et des vocations.
Le renouveau de l'Église va vers la spiritualité de la communion comme dynamisme de soutien à la mission de l'Église.
 
         L
e christianisme est déchiré, l'unité des chrétiens fait problème.
Difficile de vouloir annoncer l'Évangile de l'unité des hommes dans le Christ et de continuer à vivre dans la division au sein du monde chrétien. Comment ne pas perdre de crédibilité ?
L'Occident vit certes une phase difficile où la foi ne va pas de soi, mais ce qui ne signifie pas qu'elle va disparaître ! L'histoire du christianisme primitif a démontré que la foi est possible alors même que n'existaient plus certaines structures externes.
Si la chrétienté moderne décline, il en va tout autrement de la quête religieuse, et les chrétiens savent qu’un don formidable leur a été fait, dont ils doivent témoigner et qu’ils peuvent offrir à d’autres.
 
 
Nouvelle évangélisation III
 

Cetad



  

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