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Le Père Hubert de Wouters nous a quitté: Une foi profonde

Publié le Vendredi 16 mars 2012

Le Père Hubert de Wouters nous a quitté: Une foi profonde


Pour mieux le connaître: Le Père Hubert de Wouters, 1940-2012, ingénieur de l'École Supérieure de Physique et Chimie de Paris (ESCP), prêtre du diocèse de Paris, Enseignant à l'Institut Catholique de Paris (ICP) de 1969 à 2005, Directeur du Cycle C de l'ICP, Directeur de l'année de Formation Permanente aux Ministères (AFM), Enseignant au Centre d'Enseignement Théologique à Distance (CETAD ), et du Centre pour l'Intelligence de la Foi (CIF), Vicaire à la paroisse Saint Jacques du Haut Pas de 1973 à 2012.


Sa discrétion

La discrétion et la réserve d’Hubert de Wouters sont légendaires, il n’aimait pas qu’on parle de lui, et s’il risquait d’être mis à l’honneur dans une réunion, il ne venait pas….Mais aujourd’hui nous savons dans la foi qu’il est avec nous, et il sait bien que nous sommes tous là autour de lui pour lui dire à la fois notre amitié, notre affection et notre « à Dieu », c’est-à-dire notre certitude qu’il est désormais dans la lumière de Dieu, à laquelle nous sommes tous appelés.
Au nom de l’amitié qui nous lie les uns aux autres à Hubert, nous essayons de dire ce qu’il a été pour nous et pour beaucoup.

Sa totale disponibilité

L’envers de sa discrétion et de sa modestie était une attention sans faille à ceux qu’il rencontrait, et une totale disponibilité. La qualité de son écoute s’accompagnait de l’ouverture d’un dialogue où s’exprimait avec prudence mais force sa conviction que chacun pouvait avancer vers la découverte de Dieu. Combien d’étudiants, de paroissiens, d’amis le disent, c’est grâce à Hubert qu’ils sont entrés dans ce chemin de connaissance qui tente de dire quelque chose du mystère de Dieu pour en vivre davantage ! parce qu’il prenait d’abord le temps de les écouter, aussi longtemps qu’il le fallait.
Avec toujours le souci de ne pas troubler, de ne pas scandaliser, mais surtout d’éviter toute culpabilisation, toute fausse complaisance dans la souffrance, pour manifester au contraire que Dieu n’est qu’amour et pardon, et que l’espérance peut toujours renaître.


Sa minutie et sa précision inégalable

Hubert de Wouters préparait ses cours et ses interventions, comme toutes choses, avec une minutie et une précision inégalable, stupéfiante. C’était dans le même souci d’une efficacité la plus grande possible, pour se mettre davantage au service de ceux à qui il avait à faire.  Ses amis et collaborateurs se souviennent de longues rencontres de préparation pour telle ou telle journée, telle ou telle année ; cela a été le cas durant toutes les années où il a dirigé le cycle C, et les années bien plus nombreuses où il a enseigné le Mystère chrétien et la Christologie. Cela a été le cas aussi lorsqu’il a été, pendant quatre ans, directeur de l’année de Formation permanente aux Ministères. Des préparatifs qui pouvaient paraître trop minutieux n’étaient que la préoccupation constante de la réussite pour que chacun y trouve son compte et sa place.

Au service de l'Église

Disponibilité au service des chrétiens, disponibilité au service de l'Église. Nous sommes nombreux à en témoigner : Hubert avait une vision de l'Église ouverte et vivante, dans la droite ligne du Concile Vatican II. Et il n’a cessé de solliciter des laïcs et de les pousser à s’engager et à prendre des responsabilités dans la paroisse ou à l'Institut Catholique : il a mis sur pied les groupes de préparation au baptême qu’il voulait aussi responsables que possible ; il a beaucoup contribué à la mise en place, à St Jacques, d’une équipe pastorale composée des prêtres et de quatre laïcs élus ou cooptés suivant le cas, qui partageaient la responsabilité de la paroisse. Ces équipes se sont renouvelées dans la durée depuis la première en 1979 jusqu’à aujourd’hui.

Hubert a aussi invité à plusieurs reprises des laïcs à s’engager dans des études de théologie, notamment en soirée au cycle C, et quelques femmes, sur cette lancée et grâce à lui, ont poursuivi des études jusqu’à enseigner à notre tour dans le premier cycle de théologie.
Tout cela parce qu’il avait la conviction profonde que chacun pouvait et devait contribuer au rayonnement de la foi chrétienne, et à la vie de l'Église.

Hubert faisait confiance à chacun, et il était lui-même absolument fidèle. A ses convictions, à ses amis, à ses tâches et à ses responsabilités.
Sa présence, si peu visible, était une sorte d’évidence, sur laquelle on pouvait toujours compter et s’appuyer.

Son soutien à la vie pastorale de la paroisse de saint Jacques du Haut Pas,  Paris 5e

Pendant près de quarante ans, il a soutenu la vie pastorale de Saint Jacques. Il suscitait notre participation dans la mesure de la disponibilité de chacun  soucieux qu’il était de laisser la priorité aux engagements familiaux, et aux activités professionnelles, lieux d’exercice des responsabilités des chrétien dans le monde.

En impliquant ses différents cercles paroissiaux dans des dialogues à cœur ouvert, il les a modelé en donnant, avec délicatesse et persévérance des repères permettant de reconnaître l’Amour de Dieu dans nos vies. En témoignent les multiples messages d’adieu ancrés dans la foi et l’espérance reçus ces derniers jours.

Sa Foi profonde

Fidélité, confiance, foi, tout cela tourne bien autour d’une même réalité, celle d’un chemin de vie et de pensée tout entier façonné par une foi profonde. Une conviction forte qui s’exprimait et se construisait sans cesse avec prudence, précision, rigueur, sans recherche de style ou d’effets brillants.
                                               
Une fidélité sans faille à son engagement premier de prêtre, et à son travail de réflexion,
de prédication et  d’enseignement théologique à la recherche de la vérité ; il savait que la vérité naît de rencontres, vécues dans la confiance, parce qu’il avait rencontré le Christ et qu’il vivait dans cette confiance en l’amour infini de Dieu.

 Que cet amour le garde désormais et nous garde dans le souvenir, mais aussi dans l’espérance.


 

ESPERANCE ET VEILLE FACE A LA MORT 
par Hubert de Wouters, le dimanche 6 novembre 2011

Face à la mort, les chrétiens ont, du fait de leur foi, une attitude qui leur est propre, une attitude à vivre et à faire partager, un e attitude d'espérance et de veille.

Une attitude d'espérance
  • Certes, face à a mort, comme tous les autres être humains, les chrétiens ressentent tristesse lors de la mort d'un de leurs proches, inquiétude par fois de leur propre mort. Ils partagent aussi la même ignorance au sujet « du jour et de l'heure », du moment de la seconde venue du Christ (c'est à dire de la parousie
  • Mais cette tristesse et cette ignorance ne sont pas les derniers mots d'une attitude chrétienne; quelle est notre espérance ?
      A cause de sa relation intime, filiale avec son Père, Jésus, le Fils unique, a été par celui-ci,  dans l'Esprit Saint, relevé d'entre les morts; il est vivant, auprès de lui et de l'Esprit.
   
     Notre espérance est qu'advienne pour nous ce qui est advenu à Jésus (cf. Rm 8,11); si nous sommes en lien avec Jésus, source de vie (cf. Jn 14,6), le Père nous fera vivre en plénitude auprès de  lui, avec le Fils et l'Esprit ainsi qu'avec les autres êtres humains et notamment avec ceux que nous avons aimé sur cette terre.

    Même si nous ne sommes pas capables de décrire comment sera cette  vie future auprès de Dieu et comment elle intégrera le positif de notre vie terrestre, notre espérance est bien que, lors de   notre mort, qui est non une fin mais un passage, « notre vie n'est pas détruite mais transformée » (préface des défunts).

Une attitude de veille

  • Nous avons à demeurer au quotidien dans une attitude de veille, c'est à dire de disponibilité pour notre rencontre plénière du Seigneur.
  • Quand meurt un de nos proches, nous sommes heureux quand nous pouvons nous dire que, même si nous avions connu le moment de sa mort, nous n'aurions pas vécu avec lui autrement que nous l'avons fait.
  • Nous avons à vivre de même notre relation terrestre avec  Dieu, comme le temps qu'il nous donne pour apprendre à l'aimer et à aimer les autres; ainsi nous veillons à être prêts pour cette rencontre lors du passage, de telle sorte que nous n'aurions rien à changer si nous apprenions le moment de notre mort.
         Les trois lectures de ce dimanche nous invitent à une telle manière de vivre ainsi ordonnée à l'essentiel, et donc« sage »;     
        manière qui nous rend disponibles pour ce passage. Cette attitude  d'espérance et de veille est source d'une sérénité profonde.
Que la grâce de Dieu nous aidant, nous adoptions peu à peu une telle attitude.

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